titanic

J'ai longtemps hésité avant de publier ce texte...

Parce qu'il est affreusement démago, c'est, en gros "Je vais sauver le monde et tout le monde sera content (et vous allez bien m'aimer)". Mais finalement, ce texte me plaît. Il donne à ce blog la bouffée d'espoir (bien qu'utopique) qu'il lui manquait.
Alors oui, je suis peut-être trop rêveuse, oui, je sais que je ne sauverai jamais le monde. C'est pas l'envie qui manque... Mais pour une fois que l'espoir est là, je ne le laisserai pas s'échapper, et l'espoir dicte les actes, il paraît.

 

J'aurais pas du voir ce film. J'aurais pas du écouter cette chanson. J'aurais pas du lire ce blog.

J'aurais pas du m'enivrer de tous ces sentiments maussades. Cela fait des semaines que je bâillonne mes sentiments de sourires forcés et de « je vais bien, merci », et il faut que toutes ces pleureuses m'attaquent de front ? Cela fait des semaines que je me persuade de profiter de la vie, et il faut que cette saloperie de film me rappelle que personne n'en profite vraiment, qu'ici où là un drame, une injustice vient toujours ruiner cette vie si fragile ?! Cela fait des semaines que j'occupe chacune de mes secondes pour ne pas penser à ma tristesse et il faut que ce blogueur me rappelle que la tristesse des autres est plus grande encore ?

 

Je n'ai même pas honte de me sentir triste pour pas grand chose. Certains diraient que je me prend trop la tête, que je suis trop sensible. Je suis sensible, certes. Sensible au moindre souci de ma vie, à chaque souci de la vie de ma famille, de mes amis. J'ai mal pour cet ex qui se sent seul, cette famille qui se prive encore, ces amis que se déchirent. Ce n'est pas de l'hypersensibilité, c'est une bouffée de conscience.

 

Là, j'entre dans la danse lugubre de ces vies où les problèmes au mieux se succèdes, au pire s'empilent. La danse de la vie. Et pourtant mon entourage et moi ne somment qu'un petit entrechat dans la grande valse du monde. Tourne, tourne. La misère, la faim, la torture. Tourne, tourne. Les règlements de compte, la maladie, le manque. Tourne, tourne ! La distance, l'épuisement. La mort.

 

Si on levait la tête ne serait-ce qu'un moment, on verrais sûrement les marionnettistes qui contrôlent nos journées, qui rejettent leurs malheurs sur nous, déchets de leurs vies divines. J'ai envie de tirer sur les fils pour faire tomber le maître. Seulement, le puis-je ? Sûrement pas.

 

Et si j'enraillais la boîte à musique ? Et si j'esquivais les obstacles pour entamer une danse de la joie, désordonnée et exubérante ? Alors je tirerai vers moi tous ceux qui sont lancés depuis trop longtemps dans la valse de l'ennui et de la souffrance.

 

C'est décidé. Je n'oublierai plus les soucis qui me rongent. Je les abattrais. Et j'abattrais ceux des humains qui n'ont plus la force de le faire seuls. Ou alors je les surmonterais avec eux. A tout mon entourage : ne perdez pas espoir. Ensemble on se battra pour le bonheur, pour celui des autres. Et on enverra se faire foutre les responsables de nos problèmes.

 

Finalement, j'ai bien fait de regarder ce film.